La Dystopie des Cybertariens

Une fiction en 11 chapitres décrivant l'état du monde après la crise du Covid-19

IV - Dévoilement du Projet

La crise du Covid-19 va faire table rase du passé. Le capitalisme tel que nous le connaissions était amené à disparaître mais comment allait-il s’effondrer ? Personne ne le savait. Plutôt que d’attendre dans l'incertitude, les puissants qui tirent les ficelles de l’économie mondiale ont pris le taureau par les cornes. Ils ont finalement lancé le projet dont ils rêvaient depuis longtemps : profiter d’une pandémie pour mettre en place un nouveau monde dont ils auraient la maîtrise totale. À quoi ressemblera-t-il ?

Observons, analysons et résumons. Face au problème collectif, les moyens d’action imposés sont : la panique surmédiatisée, l’emballement émotionnel, l’indignation impuissante, l’attente solitaire, la courageuse fuite et la solidarité virtuelle. Ainsi au milieu du déluge de doutes et de négativité, l’ordinateur, la télévision, la console de jeux, la radio et le smartphone apportent le lien social, la subsistance matérielle, les informations, la distraction, l’espoir... Il suffit de relier les points pour voir se dessiner le schéma.

Le nouveau monde sera totalement informatisé. Puisque les humains sont des maillons faibles, autant les remplacer par de la robotique et des algorithmes fiables. La technologie obéit au doigt et à l’œil. Elle coûte infiniment moins cher que des employés. Elle peut travailler 24H/24 à la vitesse de la lumière. Maîtrise totale du travail, réduction drastique des coûts et accélération des délais d'exécution, promettent des profits stratosphériques

L’humanisme est le déguisement préféré du libéralisme débridé. Le développement de technologies douteuses s’appuie toujours sur les pays les plus pauvres qui servent de cobayes ou de prétextes. Les essais se font dans le cadre d'actions humanitaires. L'innovation vise soi-disant à améliorer les conditions de vie des plus défavorisés. Les minorités, les marginalisées ou les discriminées, sont instrumentalisées pour introduire des changements dans la société et dans les mentalités.

Au final on comprend toujours trop tard que la solidarité, la compassion, l'altruisme et la philanthropie avaient pour objectif le pouvoir absolu, but ultime des puissants de ce monde. Appelons les « Cybertariens » car ils s’activent dans l’ombre pour mettre en place un système libertarien, basé sur les nouvelles technologies de l’information, un cyber-libertarianisme en somme. Grâce à l’implémentation de chaînes financières et commerciales automatisés, ils régneront en maître sur la nouvelle économie mondiale, débarrassée des lois, des frontières, des institutions et des défaillances humaines.

Un tel projet était irréalisable il y a une dizaine d’années. Les lanceurs d’alertes qui prédisaient l'avènement d'un Nouvel Ordre Mondial étaient traités d’hurluberlus. Mais petit à petit, les Cybertariens ont conçu et testé des technologies dans divers domaines. Une fois la mise au point des différents éléments terminés, ils ont choisi comme date de lancement l’année 2020. Le projet a été soigneusement préparé, en concertation avec les pays riches du globe, sachant que les plus modestes seraient obligés de suivre la tendance. Chaque partie du projet a été préparée de façon isolée. À présent qu’a sonné l’heure de la mise en œuvre, les pièces éparses du puzzle s’assemblent rapidement.

Par exemple, pourquoi le président Manuel Micron a-t-il imposé une série de 11 vaccinations obligatoires pour les nouveaux nés, alors qu’aucun impératif sanitaire ne justifiait une telle décision ? Était-ce pour préparer les mentalités au fait qu’il faudra tatouer les enfants dès la naissance ? En effet l’informatisation du monde requiert que tout soit identifiable pour pouvoir faire l’objet de traitements automatisés. Il est donc indispensable que tous les humains soient munis d’un identifiant standardisé à vie.

La vaccination permet d’injecter sous la peau des semi-conducteurs cristallins de taille nanoscopique. Invisibles à l’œil nu, ils apparaissent sous la lumière infrarouge. Grâce à des applications installées sur un smartphone, il est possible de flasher ces semi-conducteurs. Ils pourraient ainsi constituer un code barre ou un QR Code servant à identifier chaque humain de façon unique.

Les nano-composants souffrent cependant d’un défaut. Nos cellules ne savent gérer que des éléments de taille microscopiques. Les nanos, qui sont mille fois plus petits, ont tendance à migrer aléatoirement dans le corps au lieu de rester à leur place. Ils peuvent même pénétrer dans le cerveau ou les os, sans que l’on connaisse les conséquences à long terme de ces déchets nanoscopiques sur la santé. Pour cette raison, il est indispensable de réitérer la vaccination à intervalle régulier, afin de graver à nouveau le code barre lorsqu’il s’est éparpillé dans l’organisme. Appelons le « HQR Code » à savoir Human QR Code.

Certains pays songent à rendre obligatoire le vaccin contre le Covid-19 alors qu’il n’est même pas encore élaboré. Il est évident que les citoyens angoissés exigeront ce type de mesures sanitaires dans leur pays. Inutile d’affronter les revendications des activistes hostiles à ce genre de projet hégémonique. Inutile de convaincre les individus de se faire nano-tatouer. Sous l’effet de la panique, ils réclameront la protection biologique et recevront le marquage électronique.

Pendant ce temps dans la vraie vie